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Fond musical
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« _ Tu continues à espérer. Parce que c'est ce que fait tout le monde. En fait, tu ne sais plus très bien. Quand tout ça a commencé. Quand tu as commencé à faire semblant. Si bien que parfois, t'y crois vraiment. A ces mots que tu leur sers. Tu t'en sors bien, dis moi. Tu sais ce qu'ils veulent entendre, c'est facile. Des phrases toutes prêtes. Pré-faites. Tu t'inventes des rêves et des espoirs. Au fond, tu ne crois plus en rien, mais le principal est que personne n'en sache rien. Qu'ils ne voient pas le vide qu'est ta vie, et l'absence d'envies qui te détruit. Puisqu'ils veulent des sourires, ils seront servis. Ils partiront légers d'avoir soulagé leur conscience et toi tu pourras souffler et te détester en paix. Tout ça t'arrange, finalement. Tu te complains dans cette situation. Tu ne prends aucun risque et tu abandonnes chaque fois que tu ne contrôles plus. Au moment où il y a une raison d'y croire un peu, tu te braques. Tu dis que c'est une manière de ne pas être trop déçue. Tu crois vraiment que c'est mieux de te résigner ? Etre fataliste t'épuisera jusqu'au dernier souffle.
Le Samedi 26 Avril 20081 commentaire(s)
Le Vendredi 25 Avril 20082 commentaire(s)
Ici c’est la loi du premier arrivé ou du plus malade. Et l’on attend la visite matinale du médecin comme un prisonnier attend sa libération. On vous oublie sur les brancards dans des couloirs grouillant de blouses blanches aux pas saccadés. On vous embrouille d’indigestes explications pour éviter de vous dire clairement la réponse négative à une demande de sortie. On vous demande si ça va alors qu’eux-mêmes ne supportent plus cet endroit. A l’extérieur, la pelouse est verte et bien taillée, les murs des bâtiments sont joliment colorés. Mais une fois rentré, on tombe nez à nez avec ces murs usés par le temps. Je pourrai vous dire le nombre de fissures et le nombre d’endroits où la peinture s’est effritée. Ici, on se réjouit de dormir plus de deux heures d’affilée, d’avoir un lit réglable, une chambre pour soi, une douche de libre, une bouteille d’eau fraîche ou un carré de chocolat pour le petit déjeuner.
Le Jeudi 24 Avril 20081 commentaire(s)
Et d’autres fois, j’aime la vie. Quand je gagne un pari. Quand je lis ou vois quelque chose qui me bouleverse. Quand je finis ce que je commence. Quand j’entends des doigts frôler les cordes d’une guitare. Quand je ris à ne plus pouvoir me relever. Quand je ne suis pas seule. Quand je n’entends plus que la musique. Quand je me rends compte à temps du bonheur que je suis entrain de vivre. Quand on me comprends même si je ne dis rien. Quand j'expulse ce qui m'étouffe. Quand je vis.
Le Jeudi 24 Avril 20082 commentaire(s)
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